Pourquoi choisit-on le meilleur des moins bons… faute d’avoir autre chose sous la main ?

Rino Maltais accompagne les organisations dans l’identification et l’attraction de talents clés, avec une expertise reconnue en recherche de cadres et de professionnels ainsi qu’en conseil stratégique.

Le regard de Rino

Pourquoi on finit par embaucher le meilleur des moins bons… même quand on sait que ce n’est pas le bon profil

Il y a une situation que je vois souvent. Un processus est lancé. Les candidatures entrent. Les entrevues s’enchaînent.

Et rapidement, une réalité s’installe.

La majorité des profils ne correspondent pas réellement au besoin.

Pas tout à fait le niveau. Pas tout à fait l’expérience. Pas tout à fait le fit.

Mais le processus est en marche.

Et à un certain moment, une pression s’installe.

Le poste doit être comblé. L’équipe attend. Le gestionnaire veut avancer.

Un lecteur me pose la question suivante :

« Pourquoi on se sent obligé de choisir… même quand on sait que ce n’est pas le bon profil »

C’est là que la décision se joue.

On regarde les profils restants. On compare. On ajuste mentalement les attentes.

Et on finit par faire un choix. Pas le bon profil. Le meilleur des moins bons.

Sur le moment, la décision semble raisonnable.

La personne est correcte.

Elle pourra “faire le travail”. Elle représente la meilleure option disponible.

Et surtout… elle permet d’avancer.

Mais dans les faits, l’impact est ailleurs.

Une embauche comme celle-là ne règle pas le problème.

Elle le transforme. Le rôle est comblé.

Mais la charge ne disparaît pas.

Le gestionnaire compense. L’équipe s’ajuste. Les attentes se réajustent à la baisse.

Et progressivement, l’organisation s’habitue.

À un niveau “acceptable”. À une performance correcte. À une progression plus lente.

Soyons francs :

Le coût de choisir le meilleur des moins bons n’est pas immédiat.

Il est progressif.

C’est du temps en plus.

De l’énergie en plus.

Des décisions qui prennent plus de temps.

Des irritants qui restent en place.

Et surtout… une occasion manquée.

Parce qu’un vrai talent aurait changé la dynamique.

Il aurait allégé.

Clarifié. Accéléré.

Mais ce scénario-là ne se réalise jamais.

Comprendre les talents, c’est aussi comprendre une chose importante :

Ne pas prendre de décision est parfois moins risqué que de prendre une mauvaise décision.

Parce qu’au final, ce n’est pas le fait d’attendre qui coûte cher.

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